top of page

Road trip dans les environs de Salta

ou initiation au Paris-Dakar ! (du 31 mai au 6 juin 2015)

 

 

Vous vous souvenez qu’on voulait sillonner la région en voiture mais que la loc d’une voiture coûtait la peau des fesses ? Eh bien avant de partir pour notre semaine de wwoofing, on a posté une annonce sur la page des Français en Argentine de Facebook. On a donc trouvé par ce biais 2 personnes avec qui louer une voiture pour une semaine.

 

Et le 30, de retour sur Salta, on se voit pour vérifier qu’il n’y ait pas d’incompatibilité d’humeur majeure et on se décide à louer la caisse (550 pesos par jour soit 40€40 avec notre taux de change au noir, meilleur prix après avoir écumé une dizaine d’agences. Pour ceux que ça intéresse, c’était avec Gustavo au 404 Caseros).

 

Comme on a ré-atterri à Ferienhaus et qu’on retrouve des collègues croisés au même endroit 10 jours avant, on passe une soirée tranquille ensemble : bière, chips, babyfoot et re-bière !

 

Et le 31 mai, début du road trip avec Amélie (Française) et Julio (Argentin) ! On pense faire d’abord une boucle vers le sud puis une autre vers le nord, fin nous on s’arrêtera à la frontière avec la Bolivie.

1er jour : Salta – Cachi

 

Bon les premiers kms vers le Sud ne sont pas top : c’est tout plat et en plus il fait pas beau … Mais rapidement après avoir bifurqué vers l’ouest sur la route 33, on tombe dans une quebrada (vallée) magnifique, des couleurs rouges et gris verdâtres, des cactus, des condors… une route qui monte qui monte jusqu’à un col à 3 500 m environ.

Puis passé le col, on chemine sur un plateau quasi-désertique et la route emprunte le tracé d’une ancienne voie inca. 

On amorce ensuite la descente vers Cachi qui se situe quand même à 2 300 m environ d’altitude. Trop joli ce petit village, la place centrale la plus mignonnig qu’on ait vue malgré les épaves qui circulent autour ! D’ailleurs y’en avait une qui ressemblait un peu à la bagnole de Boulevard de la Mort ! Mais y’a aussi des cavaliers, ça a plus d’allure !

On se prend une bonne glace au soleil, car oui on ne vous l’a peut-être pas encore dit mais l’Argentine c’est le pays de la viande mais aussi de la glace ! La forte immigration d’origine italienne y est pour quelque chose. Et quelques bonbons aussi puisque le glacier n’avait pas de monnaie comme souvent en Argentine… et à ce moment-là on vous propose quelques bonbons à la place !

 

En plus les hostals (nom donné aux guesthouses en Amérique Latine) ne sont pas chers ici : on loge chez La Mamama à 160 pesos la chambre double sans petit déj (11€75). Par contre, il a beau faire 25°C la journée, le soir on passe très vite en dessous de 0 !!

 

 

2ème jour : Cachi – Cafayaté

 

Départ de bon matin vers 9h30 (eh oui c’est de bon matin pour l’Argentine !). Purée ça caille, on est bien emmitouflé dans nos 3 – 4 couches de vêtements mais on ne tardera pas à passer en T-shirts car les températures grimpent très vite (c’est pénible on est obligé de changer 3 fois par jour de tenue).

 

On emprunte la fameuse route 40 (fin plutôt une piste !) sur 170 kms environ. On traverse des quebradas dont celle de las Flechas avec des paysages toujours aussi impressionnants. Y’a aussi quelques maisons de temps à autre et notamment des fermiers qui sèchent les piments au soleil.

Le midi on s’arrête déjeuner au village de Los Molinos. On goûte aux spécialités de la région : les tamales et les humitas faits à base de maïs, de viande et de légumes cuits à l’étouffée dans des feuilles de maïs. On en profite également pour visiter l’église avec sa volige en bois de cactus.

Allez on repart sur la piste poussiéreuse… au bout de 2h, Marie nous fait une petite intoxication alimentaire (ça faisait longtemps !) et fertilise les 3 plantes qui essaient de pousser dans ce désert en vomissant 3-4 fois sur la route (Mais quelle conscience professionnelle !). 

En arrivant sur Cafayaté, on croise les premières bodegas de la vallée (mais ce sera pour demain on l’espère vu l’état de Marie). 

On s’installe à l’hostal Lo de Chichi (200 pesos la double avec petit déj soit 14€70). Y’a asado de carne = barbeuc de bœuf ce soir mais pour nous la soirée tourne court… Marie est au fond du lit.

 

 

3ème jour : Cafayaté

 

Réveil vers 8h, Marie est sur pieds : Miracle ! C’est bon on va pouvoir boire du pinard !

 

Ça a bien caillé cette nuit et il fait toujours bien bien froid à 8h. Ce qui est assez étrange, c’est que le petit déj se prend quand même dehors ! Et bien sûr à la bourre comme toujours ! Quand les Argentins vous disent « petit déj à partir de 8h » c’est qu’ils se lèvent à 8h et que vous pouvez au mieux espérer l’avoir à 8h30 !

 

On commence vers 11h par la visite du seul élevage de chèvres de Cafayaté et de sa fromagerie, qui se termine par une dégustation (15 pesos visite et dégustation soit 1€10). Pour la petite histoire, les proprios de l’élevage ont aussi des vignes et les chèvres sont nourries aux pépins et au marc de raisins en autres (y’a quand même 80 % de luzerne) et leur fumier retourne fertiliser les vignes !

Après quelques empanadas à la Casa de las empanadas (une institution à Cafayaté, vous ne pouvez pas y passer sans vous y arrêtez, 12 empanadas différentes pour 80 pesos soit 5€90), on attaque la tournée des Bodegas ! Ici la grande vedette en termes de cépage c’est le Torontès. Ça donne des blancs assez fruités du demi-sec au moelleux. En rouge, c’est surtout le Malbec, mais ils cultivent aussi du Merlot, du Cabernet Sauvignon, du Syrah et 2 découvertes pour nous : du Bonarda (cépage apparemment originaire de Toulouse) et du Tannat (cépage répandu en Uruguay). 

On aurait bien ramené quelques bouteilles mais difficile de trainer une cave avec nos backpacks, déjà qu’on se tape une tente à trimballer depuis la Nouvelle-Ca, qui nous sert pas à grand-chose… Donc on se contente d’acheter une bouteille pour se faire une soirée PFVR : pain-fromage-vin rouge !!!

 

A l’hostal, c’était asado de pollo ce soir ! = barbeuc de poulet. On s’est bien marré avec le proprio de l’hostal à qui on demandait si c’était asado tous les soirs et lui de nous répondre que c’était totalement différent : hier bœuf et aujourd’hui poulet ! Ah ces Argentins !

 

 

4eme jour : Cafayaté – Salta

 

On remonte vers Salta en passant par la Quebrada de las Conchas, très belle vallée avec des formations géologiques mises en valeur pour les tours organisés donc très faciles à trouver. Mais vu la saison y’a pas foule et on est vraiment tranquille sur les sites.

On boucle notre tour dans le sud en revenant à Salta où on s’arrête pour y passer la nuit dans notre hostal préféré, Ferienhaus ! En fait c’est plus une halte technique qu’autre chose puisque Julio doit acheter un billet d’avion et que nous nous devons récupérer du cash ! On vous explique une deuxième bonne combine quand vous venez en Argentine (moins bonne quand même que le change au noir mais on ne voulait pas prendre le risque d’arriver avec des trop grosses sommes en liquide). Il existe des plateformes sur internet qui vous permettent soit par virement bancaire soit par paiement par CB de récupérer du cash dans le pays où vous vous trouvez à moindre frais. Et ce qui est bon en Argentine, c’est que vous récupérez de l’argent à un taux un peu inférieur que celui du blue market mais largement supérieur au taux officiel ! Y’a 2 grands sites : Azimo et Smallworld. Nous on avait choisi Smallworld car l’autre ne permet pas de récupérer de l’argent à Salta. Avant de commencer le tour en voiture, on avait fait le nécessaire sur internet et 4 jours plus tard restait plus qu’à cueillir notre argent au guichet sur présentation du passeport (attention quand même aux horaires de la sieste qu’il faut toujours prendre en compte en Amérique Latine et c’est valable pour n’importe quel commerce !). A titre d’exemple, nous on a eu nos pesos à 1€ = 13,04 pesos (pour mémoire le taux officiel 1€= 10 pesos environ).

 

Le soir, à 21h (car oui inutile de se pointer avant dans un resto car pour eux c’est encore la café et ils n’ont pas encore commencé le service !) on va manger dans une parilla = un resto à dominante barbecue. On opte pour une parillin a compartir c’est-à-dire un barbecue pour 2 avec plusieurs pièces de viande le tout faisant près du kilo !

Et on l’a eu !!! Mais pas Amélie et Julio qui ont dû emporter leurs restes, ce qui se fait beaucoup ici.

 

Faut dire aussi qu’avant on s’était payé une provoleta en entrée = un fromage grillé avec une consistance proche du fromage à poutine car ça fait schmouic-schmouic sous la dent !

5ème jour : Salta - Tilcara

 

On reprend la route en direction du Nord cette fois-ci. On passe par la route 9, très étroite et sinueuse en plein milieu d’une forêt humide. Changement de décor radical par rapport aux zones arides qu’on traverse depuis le début. En chemin, y’a ce genre d’oiseau partout au bord de la route, on dirait que c’est leurs corbeaux locaux.

Puis, passé San Salvador de Jujuy, on monte à travers la quebrada de Humahuaca. Splendides paysages avec par endroits des montagnes multicolores, dont la palette du peintre.

On poursuit notre route jusqu’à Humahuaca où on s’arrête pour pique-niquer près du rio, avant d’entamer 28 kms de piste pour monter 1 200m de dénivelé jusqu’au Mirador d’Hornocal situé à 4 200 m d’altitude. La piste est vraiment pas top mais heureusement on a une assurance tous risques !

En chemin, on croise nos premières vigognes, des genres de lamas mais en plus petits et sauvages.

Puis on arrive enfin au mirador qui est tout simplement à couper le souffle, probablement un des plus beaux paysages qu’on ait vu. Le lieu est surnommé la montagne aux 14 ou 21 couleurs selon les gens.

Il ne fait pas aussi froid qu’on le pensait à cette altitude, du genre 15°C, mais bon on ne préfère pas imaginer pendant la nuit…

 

Puis on redescend sur Tilcara à environ 2 500 m d’altitude pour passer la nuit. On s’installe à l’hostal La Albahaca faisant partie de la chaîne Hola (carte de réduction (-10%) gratuite à faire dans le premier hostal Hola). La chambre est pas mal avec le luxe d’un chauffage d’appoint et le matin au pti déj on a droit à un jus d’orange pressé ! Ca peut paraître con mais c’est d’une rareté inimaginable ici, pour une fois que le jus d’orange n’a pas un goût de mucomyst ! (180 pesos avec la carte de réduction (13€20 avec notre taux de change au noir) la chambre + pti déj).

 

Le soir, Thomas teste la viande de lama avec una cazuela de lama (un genre de ragoût). Impression : c’est bon ça ressemble pas mal à du bœuf en un peu plus tendre. Et Marie se prend une Milanesa Napolitana, c’est-à-dire une escalope de poulet pannée avec de la sauce tomate par-dessus, du jambon, du fromage et 2 œufs frits, le tout accompagné de frites !! Un plat typiquement argentin… « un peu de viande avec ta viande ? Mais bien sûr ! »

6ème jour : Tilcara – Abra Pampa

 

On continue de redescendre la quebrada de Humahuaca puis on bifurque sur la route 52 vers Pumamarca. On s’y arrête pour faire une petite balade à pied et admirer la colline qui ici n’a que 7 couleurs ! C’est beau mais ça fait moins claque visuelle qu’Hornocal.

Puis on poursuit sur cette route vers les Salinas Grandes qu’on atteint après avoir franchi un col à 4 170 m d’altitude. Les salines toutes blanches se voient de très loin mais on met du temps à les atteindre.

C’est notre premier salar, c’est donc parti pour le quota de photos à la con !

On y pique-nique et on repart pour 110 kms de piste en longeant les salines, chiants comme la pluie. En plus c’est de la vraie tôle ondulée. Heureusement y’a quelques vigognes et lamas et une petite tornade qui viennent agrémenter le paysage qui est beau mais monotone.

Le soir on arrive à Abra Pampa à 3 500 m d’altitude. On passe la nuit chez « le Suisse » un des seuls hôtels du village qui n’a rien de touristique (250 pesos la double avec pti déj soit 18€35). Le seul intérêt de dormir là c’est d’être au plus près de la Laguna de Pozuelos qu’on va visiter demain.

 

 

7ème jour : Abra Pampa – La Quiaca

 

Purée la nuit ça a caillé dur : la voiture affiche – 10°C quand on part à 8h45 alors que le soleil est là depuis plus d’une heure déjà !

 

C’est parti encore pour 60 kms de piste bien pourris pour atteindre la lagune de Pozuelos. Sur la piste, des vigognes, des lamas, des ânes et des nandous (sortes d’autruches mais plus petits).

Petite marche sur la lagune où on a la chance d’observer des flamants roses et toutes sortes d’oiseaux.

En début d’après-midi on reprend la piste sur la route 40 en longeant la lagune puis la frontière bolivienne sur 80 kms jusque La Quiaca, poste frontière avec la Bolivie.

 

Amélie et Julio nous déposent là car eux redescendent sur Salta et nous on quitte l’Argentine pour la Bolivie.

bottom of page