top of page

L’Ile des pins ou « l'île la plus proche du paradis »

(du 16 au 21 mars)

 

 

Les bonnes surprises d’Air Calédonie se poursuivent ! Dans la salle d’embarquement, un gus vient nous annoncer qu’il lui faut 3 volontaires pour débarquer et qu’aucun bagage ne sera embarqué ! Déjà que c’est pas clair pour nous, les pauvres Japonais d’à côté sont largués, ils ne pigent rien ! parce que évidemment y’a aucune annonce en anglais !

Pour notre premier jour sur l’Ile des pins, on se retrouve donc sans maillot, c’est ballot ! On en profite quand même pour se balader un peu au bord des plages (Kuto et Kanuméra) qui sont à proximité de là où on dormira (le gîte des 3 banians, chez Jacques et Rose-Marie, 1 500 CFP/12€50 pour tente et 2 personnes). 

On admire la grâce légendaire des Japonais dans l’eau et leurs superbes maillots assortis ! Trop la classe ces Japonais ! (ils ont l’habitude de venir se marier et en lune de miel sur cette île).

Le soir, on récupère avec soulagement nos sacs ! et on pique enfin la tente dans la nuit.

 

Le lendemain, on a réservé un tour organisé classique sur l’île pour aller à la « piscine naturelle » (3 500 CFP par personne soit 29€). Ça commence par un petit tour en pirogue traditionnelle dans la baie d’Upi. 

Puis petite marche de 45min pour atteindre la fameuse piscine naturelle dans la baie d’Oro. Entrée payante à la piscine : on note que les tarifs ne sont (vraiment!) pas les mêmes suivant que vous logiez sur l’île ou que vous arriviez en paquebot, ce qui revient en raccourci à tarif français Vs australien !

Alors la piscine naturelle c’est un bassin d’eau de mer qui est alimenté à marée haute et dans lequel les poissons se retrouvent piégés à marée basse. C’est la grande attraction de l’île et on comprend pourquoi : ça vend du rêve ! Faut juste essayer d’y aller un jour où il n’y a pas de paquebot sinon c’est envahi d’Australiens.

Le soir, une fois n’est pas coutume, et pour changer de nos boîtes de conserves au feu de bois, on a réservé la table d’hôte du gîte car c’est bougna au menu ! (2 000 CFP par personne pour repas soir et ptit déj, soit 16€70) Alors le bougna, plat typique des Kanak, est une sorte de ragoût au poulet ou poisson ou roussette (chauve-souris frugivore), accompagné de tubercules comme le taro, le manioc, la banane poingo, la patate douce et sans oublier l’élément essentiel : l’igname. Il peut être cuit à l’étouffée dans des feuilles de bananier (méthode traditionnelle) ou à la marmite (méthode « casse pas la tête »).

 

Nous c’était bougna au poulet cuit à la marmite…. Et on peut vous dire que c’est très bon mais c’est un sacré bourre-cochon ! Niveau légèreté, pour que vous vous imaginiez : il y a autant d’écart entre le bougna et la tartiflette (ou le kig ha farz !) qu’entre la tartiflette et les carottes râpées !

Pour le 3ème jour sur l’île, on s’est encore réservé un tour organisé à la journée (eh oui on se lâche !) avec speed boat vers l’îlot de Nokanhui, puis vers l’îlot Brosse pour voir des tortues et repas langouste sur l’îlot Moro (9 500 CFP par personne soit environ 80 €, avec Jules de Ile des Pins Plaisance). Entre parenthèses, faut dire que sur l’Ile des Pins on a l’impression que c’est le seul endroit de Calédonie où les choses sont un peu organisées pour le touriste, et ils ont d’ailleurs bien pigé le système et nous pressent comme des citrons !

 

C’est vrai que l’atoll de Nokanhui ça en jette ! On a l’impression d’être seuls au monde sur un blanc de sable blanc au beau milieu du lagon. Le sable est tellement blanc et fin qu’on dirait du talc.

On y croise notre premier tricot rayé, serpent de mer endémique de Nouvelle-Calédonie avec un venin 10 fois plus puissant que celui du cobra royal ! Il est passé à moins de 2 m de nous ! T’inquiète maman, il n’est pas agressif !

Et on a pu observer des aigles pêcheurs.

Ensuite speedboat vers l’îlot Brosse, réputé pour ses tortues grosses têtes… Bon pas de bol on n’en voit aucune … bizarre bizarre… peut-être à cause de la pêche de ces derniers temps car oui les Kanak chassent et mangent de la tortue pour la fête de l’igname qui aura lieu le lendemain…

 

Puis on débarque sur l’îlot Moro où on y déguste un très bon repas. Pour commencer, cocktail de bienvenue à base de rhum avec de la noix de coco grillée, puis ½ langouste et ½ popinée par personne accompagnées de salade de papaye (non pimentée, ça fait bizarre après 6 mois d’Asie !), et ensuite loche castex avec du riz coco et de l'igname ! Et une petite salade de fruits pour pousser tout ça !

Après ce repas gargantuesque, on a le bide cassé ! Le programme de l’après-midi c’était snorkeling dans les environs mais ils sont franchement pas top : tout est pété ou presque et la marée étant basse il n’y a pas plus de 50-60 cm d’eau au-dessus des coraux (ce qui ne nous a pas empêché de voir un requin pointe blanche à 2-3 m de nous !) On se rabat sur une grosse sieste à la plage pour digérer ! Puis petite séance muscu (avec la pierre ponce du Vanuatu, on a l'impression d'être Hercule!)

Le soir, on se rend au camping voisin (gîte de Nataiwatch) pour y retrouver Kévin et Déborah, 2 Français rencontrés sur Lifou qui passent aussi quelques jours ici avec leur pote Julien. On passe une soirée tranquille ensemble.

 

Le lendemain, lever à 5h30 : on veut monter le Pic N’Ga (262 m !) le sommet de l’île. Belles vues de là-haut. On y prend le ptit déj. 

Puis redescente rapide pour ne pas être en retard à la messe de 8h30 ! Car aujourd’hui c’est la fête de l’igname : THE fête pour les Kanak, c’est un peu leur nouvel an, le calendrier traditionnel étant basé sur la culture de ce tubercule.

 

D’abord messe d’1h30 pour la bénédiction des nouvelles ignames. C’est très chantant. Et y’a foule surtout que tous les gamins n’ont pas école et sont là, et y’avait même répétition avant la célébration !

Puis à la fin de la messe, après que le curé ait passé un coup de goupillon sur le tas d’ignames, chacun en récupère un et on sort en procession vers la grande chefferie.

Tout est remis en tas et le grand chef et ses sbires font ensuite le partage entre les différentes tribus (8) et les entreprises de l’île. Y’a même un tas pour les touristes. Notez au passage que le chef est juste là pour surveiller, il a pas touché une seule igname ! Et M le curé fait également partie des spectateurs, avec un boy pour lui faire de l'ombre !

Ensuite on se dirige tous à pied vers la baie Saint Maurice, célèbre pour ses totems au bord de la plage.

C’est là que se fait la distribution des tortues pour les différentes tribus. C’est évidemment une espèce protégée mais les Kanak ont une dérogation pour en manger une fois l’an pour leur fête coutumière. Alors nous naïvement on pensait qu’elles étaient tuées immédiatement après leur pêche… mais non, elles agonisent en plein cagnard sur le dos, pour certaines depuis plusieurs jours ! Tous les occidentaux sont écœurés mais les Kanak sont à la fête, ils montent dessus, les trimballent par les nageoires... Les pauvres tortues, aux yeux explosés par le soleil, font des glouk-glouk en essayant de se remettre dans le bon sens !

Chaque tribu récupère une tortue vivante qu’elle tuera et mangera avec les nouvelles ignames.

 

 

Retour à notre camping en stop (eh oui ça marche aussi très bien le stop sur l’île des Pins). Le soir barbecue avec Déborah, Julien et Kévin. Au menu patates à la braise : Kévin ne jure que par ça !

 

Et le dernier jour (5ème jour), lazzy day… Tom en profite pour peaufiner sa technique de décorticage de noix de coco ! Record battu : moins de 5 min avec une lame de couteau suisse de 5 cm qui coupe que dalle !

Pâtes instantanées et noix de coco braisées (on ne mange plus que ça !) le soir avec nos 3 compères. On fait une cure de noix de coco, ça purge les boyaux ! On rencontre aussi d’autres tourdumondistes dont 2 qui le font en sens inverse. Ils ont déjà été en Amérique du Sud, ils nous filent leurs bons plans.

 

Le lendemain, vol à 9h30 pour retourner sur le Caillou. Rose-Marie du gîte/camping nous propose de nous amener à l’aérodrome situé à 6 kms pour la modique somme de 3 000 CFP soit 25 € ! « Ca va aller Rose-Marie, on va le faire en stop ! On n’est pas Crésus ! » Comme des citrons on vous disait plus haut !

bottom of page